Reims, le mercredi 24 septembre 2025

Reconquête se porte au secours de la liberté d'expression...même pour ses adversaires politiques

Face à l’annonce de l'organisation d'une "AG antifasciste" sur le campus de l'Université de Reims Champagne-Ardenne (URCA), et suite à la demande d'annulation formulée par l'eurodéputée RN Anne-Sophie Frigout, il nous paraît essentiel de rappeler les principes fondamentaux qui doivent guider le débat public.

L’université est, et doit rester, un lieu d’échange et de libre discussion. Elle ne saurait être réduite à un espace où certaines idées pourraient être censurées ou interdites en raison de leur orientation politique. La liberté d’expression est un pilier indispensable de toute société démocratique. Elle doit être préservée avec la plus grande vigilance, car nous sommes bien trop conscients des dangers que représentent la censure et la pensée unique.

Nous condamnons fermement toutes formes de violence et de menaces, qu'elles proviennent de quelque bord que ce soit. Cependant, il est impératif de distinguer les actes violents, qui doivent être réprimés, des expressions d’idées, même controversées, qui doivent être protégées.

La tentative d’annulation de cette "AG antifasciste" est une manifestation inquiétante d'une volonté de restreindre le débat. En tant que citoyens et militants, nous croyons fermement que la confrontation d'idées est le meilleur moyen d'avancer vers une société plus éclairée et juste. Nous souhaitons que nos idées triomphent, mais nous exigeons également que celles de nos adversaires puissent être entendues.

Le dialogue et l’échange d’idées sont les fondements mêmes de la démocratie. C’est pourquoi nous appelons à une réflexion approfondie sur les méthodes employées pour gérer les différences d’opinion au sein de l’université. L’URCA doit réaffirmer son engagement en faveur de la liberté d’expression et garantir que ses amphithéâtres restent des lieux de discussion ouverte et respectueuse.

Nous exhortons toutes les parties concernées à respecter ces principes et à favoriser un climat où chaque idée, dans les limites de la légalité, puisse être exprimée sans crainte de censure. C’est ainsi que l’université pourra rester le lieu de la fomation intellectuelle, formation qui ne passe que par la confrontation des idées.

Julien Sene
Délégué départemental de la Marne




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